Porto-Vecchio (Portivechju en langue corse) est située dans la micro région de l’extrême sud du département de la Corse-du-Sud et de la région Corse.
Troisième ville de Corse en population, Porto-Vecchio est une station balnéaire sur la côte est de la Corse, sur la route nationale 198, entre Solenzara (au nord) et Bonifacio (au sud), bordée à l’ouest par le relief de l’Ospedale (1 381 mètres) et à l’est par la Mer Tyrrhénienne. Par sa superficie, Porto Vecchio est la 26e plus grande ville de France metropolitaine[1].
Elle est particulièrement réputée pour ses plages : Cala Rossa, Palombaggia, Santa Giulia.
Elle a aussi la particularité d’avoir des marais salants de 10 hectares, produisant environ 1000 tonnes de sel par an.
Une commune très entreprenante dans le domaine culturel :
La Cinémathèque de Corse « Casa di Lume »et le Centre Culturel Communal de la ville proposent, tout au long de l’année, spectacles, concerts, cinéma, mais également conférences et séminaires.
L’été, Porto-Vecchio multiplie ses festivités : concerts à l’église Saint Jean Baptiste, représentations au Théâtre de Verdure (ancienne usine à liège), expositions au Bastion de France… (Office de tourisme)
La Citadelle :
En flânant dans les ruelles de la haute ville, vous apercevrez les vestiges de ses remparts aujourd’hui investis par les habitants et commerçants : le Bastion San Giorgio, le Bastion du Palais, le Bastion San Antonio, la Porte Génoise, le Bastion de la Porte, le Bastion de France, la Place Ettori, la Place de la République, l’Eglise St Jean-Baptiste et la Chapelle Ste Croix...
Palombaggia :
Palombaggia est un lieu-dit situé sur la commune de Porto-Vecchio en Corse-du-Sud entre les hameaux de Picovaggia et de Bocca dell’Oro. Ses plages de sable blanc encadrées de rochers rouges, bordées de pins parasols, face aux îles Cerbicale, passent pour être parmi les plus belles de Corse.
Toute la presqu’île formée par le Monte del Cerchio, dont Palombaggia forme la côte sud-est, est restée sauvage bien après que la malaria a été éradiquée de la région dans les années 1940. Comme partout en Corse, on raconte que c’était aux héritiers défavorisés qu’échouaient ces hectares en bord de mer quand les autres avaient de belles terres verdoyantes en montagne. Desservi par un étroit chemin vicinal, l’endroit n’était alors que le paradis des chasseurs (peut-être de palombes, seuls les étangs de "Palombajo" étaient indiqués sur les cartes de l’époque) et des premiers campeurs sauvages.
Tout a changé à partir des années 1970 avec l’arrivée de l’eau, de l’électricité et du téléphone. Les collines se sont progressivement couvertes de milliers de bungalows et de villas, ce développement touristique, plutôt haut de gamme, étant favorisé par la création, à 30 km, de l’aéroport de Figari.
Avec ses moyens,le Conservatoire du littoral essaye de préserver le site.
Histoire
C’est le siège principal de la civilisation dite torréenne (IIIe et IIe millénaire av. J.-C.) dont subsiste à Porto-Vecchio les principaux vestiges, au lieu-dit éponyme, Torre. Le port actuel est sans doute fondé ou repris par les Grecs de Syracuse au VIe siècle av. J.-C. et se situe à l’emplacement du « Portus Syracusanus » romain.
La région, pourtant fertile, est désertée au Haut-Moyen-Âge en raison de la malaria qui l’infeste ainsi que des persécutions des colons génois installés dans la cité de Bonifacio. Du XIIIe au XVIe siècle, les seigneurs de la Rocca conservent cette contrée sous leur autorité, et les populations autochtones résidant à la montagne continuent à y mener leur bétail durant l’hiver.
Après le passage de la seigneurie de la Rocca sous l’administration directe de la Banque de Saint-Georges, les Génois y fondent une colonie et font construire une forteresse dont demeurent de nombreux bastions (1539) afin de se protéger des Barbares. Destinée à être un chef-lieu de juridiction et à permettre la mise en valeur de la plaine, la colonie génoise de Porto Vecchio se révèle être un échec : du fait de la malaria, de la menace permanente des corsaires turcs mouillant à proximité et des agressions des Corses, la cité est plusieurs fois abandonnée. Après diverses tentatives de peuplement, la République de Gênes décide de favoriser l’installation dans la citadelle des familles insulaires originaires de la montagne, Quenza essentiellement. La Porte Génoise Bastion de France
Dans le courant du XVIIe siècle, Porto Vecchio est de fait peuplée par les populations montagnardes. Cependant la très grande majorité des habitants continuèrent durant des générations à regagner la montagne durant l’été, fuyant le paludisme et empêchant de ce fait un développement réel du lieu. Au cours du XIXe siècle, les marécages furent asséchés.
Restée longtemps une petite bourgade par rapport à d’autres villes du sud de la Corse, Sartène ou Bonifacio, elle a bénéficié de l’assainissement des marécages après la Seconde Guerre mondiale, et connu un développement significatif durantl’administration de Jean-Paul de Rocca Serra, pour devenir un centre touristique majeur depuis les années 1980, avec la construction de l’aéroport de Figari notamment.
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