D’un point de vue technique, le schéma est désormais bien au point et relativement simple à mettre en œuvre.
Des panneaux ou des membranes photovoltaïques captent la lumière du soleil et la transmettent à un ou plusieurs onduleurs, lesquels transforment cette énergie continue en courant alternatif. L’électricité ainsi créée peut alors alimenter les appareils électriques du magasin ou être dirigée vers les réseaux d’EDF.
La chute des prix des panneaux solaires a eu raison des derniers sceptiques : avec la pose et l’équipement annexe, l’ensemble se chiffre à 1 000 euros le mètre carré pour une installation de base. Mais le coût peut être multiplié par deux ou trois en fonction du nombre d’onduleurs et du degré de sophistication des panneaux.
Enfin, ce sont les bâtiments neufs, équipés de toitures parfaitement étanches, qui se révèlent les plus adaptés pour accueillir ces panneaux.
Pour l’heure, la majorité des commerçants engagés dans ce virage écolo ont choisi de vendre leur électricité à l’opérateur national.
Les tarifs réglementés sont en effet très attractifs.
EDF achète le kilowattheure 30 centimes d’euro, voire 55 centimes d’euro lorsque les capteurs solaires sont intégrés au bâtiment, soit de trois à cinq fois le cours actuel.
Diverses aides régionales ou fiscales peuvent aussi contribuer au financement des travaux, à hauteur de quelques dizaines de milliers d’euros.
De quoi bâtir des plans de retour sur investissement sur une douzaine d’années.
Certaines enseignes, comme le groupe Casino, ont jugé l’équation économique suffisamment pertinente pour créer un business à part entière sur l’énergie photovoltaïque.
Après des tests sur l’île de la Réunion et dans le Gard, Mercyalis, la filiale qui gère les activités immobilières du distributeur stéphanois, a choisi de généraliser cette solution.
En exploitant les toitures de ses hypers et de ses entrepôts, Casino estime que sa capacité de production pourra atteindre 70 mégawattheures en 2012, ce qui représente la moitié de la puissance solaire actuelle de l’Hexagone !









