Les crédits structurés contractés par les organismes HLM représentent 7 à 8 milliards d’euros indique la Tribune dans son édition de mercredi. Un sur cinq est concerné, dont une douzaine de façon sensible.
On savait que les collectivités locales n’étaient pas les seules à avoir cédé aux mirages des produits financiers toxiques. Des hôpitaux mais aussi des HLM aussi.
Manquaient des chiffres pour ces derniers. La Tribune en fournit dans son édition de mercredi. Le quotidien économique a interviewé Luc Legras, chargé de mission auprès du délégué général pour l’union sociale pour l’habitat. Il estime à 8% la part des produits dérivés dans la dette des organismes HLM. Soit « 7 ou 8 milliards d’euros ». Selon lui , 60 offices publics de l’habitat et 60 SA HLM auraient contracté de tels prêts toxiques.
Sur un total de 560. Mettant en avant une situation qui « s’est améliorée depuis 2008 », il estime à « une vingtaine » le nombre de ceux qui y sont confrontés de façon sensible. Il y a deux ans, les responsables du mouvement HLM estimaient que les produits financiers basés sur des taux variables ou des indices « exotiques » représentaient environ 20% à 30% de leur endettement.
Cette interview vient en contrepoint de la publication du bilan annuel effectué par la mission interministérielle d’inspection du logement social (Miilos). Laquelle pointe la situation particulièrement alarmante de 12 bailleurs sociaux (sur les 151 audités à l’occasion du rapport) dont l’exposition aux produits financiers à risque dépasse les 10% et va même jusqu’à 50%.
« Nous sommes inquiets, nous craignons une augmentation des sinistres liés à ces produits structurés », prévient ainsi Daniel Dauvet, le chef adjoint de la Miilos.
Sources : L’Expansion.com - Article du [ 01/09/2010 ]









